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Un "petit effort", vraiment ? Le coût caché du double saut d'index

"C'est un effort considérable", estime Bruno Colmant, professeur de Finances et membre de l'Académie royale de Belgique.

Yannick Natelhoff
BRUSSELS, BELGIUM - NOVEMBER 26 : Government statement : PM Bart De Wever (N-VA) pictured after the presentation of the government's budget for the coming legislative period to Parliament on November 26, 2025 in Brussels, Belgium, 26/11/2025 ( Photo by Philip Reynaers / Photonews
Les sauts d'index partiels prévus en 2026 et en 2028 pourraient avoir des répercussions plus importantes qu'estimées par le fédéral sur le portefeuille des citoyens. ©PRE

"Ceux qui ont la chance d'avoir un bon salaire recevraient un peu moins." Ce sont les mots de Bart De Wever, alors que le Premier ministre justifiait le double saut d'index partiel prévu par le gouvernement dans son budget.

Concrètement, alors que le système d'indexation automatique des salaires vise à préserver le pouvoir d'achat lors des périodes d'inflation, le gouvernement a validé un budget introduisant un double saut d'index pour les salaires dépassant 4 000 euros bruts. En 2026 et en 2028, les rémunérations supérieures à ce seuil ne seraient donc pas indexées, contrairement aux années précédentes. Résultat : un travailleur gagnant jusqu'à 4 000 euros bruts par mois continuerait d'être indexé intégralement, tandis qu'un salarié à 5 000 euros bruts ne le serait que sur les 4 000 premiers euros.

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